Au Pont du Rock il y se passe parfois des moments inattendus. Certains artistes arrivent sur la pointe des pieds, dans le genre je ne vais pas vous déranger longtemps. The Legendary Tigerman est de ceux-là.
Paulo Furtado, joueur solo de blues, d’origine portugaise est arrivé en mode furtif avec sa guitare. Il avait entamé son premier morceau derrière la scène avant même qu’il ne montre son petit minois.
Quelques aficionados l’attendaient. Ils étaient rares. Pour le gros du public c’était un inconnu.
Et pourtant Paulo Furtado, n’est pas né de la dernière pluie. En 2009, il faisait la première partie de Jarvis Cocker avec son premier album Femina. Bourré d’énergie, il s’est inventé un personnage mi-homme mi- tigre (Tigerman), un « one man band » en hommage au blues du Mississipi et de ses étranges marécages dans son album Naked. Le nom de The Legendary Tigerman lui vient d’un blues du chanteur Rufus Thomas, Tiger Man, et d’un fameux modèle, le Legendary Stardust Cowboy, un « one man band » américain des années 1950.
Homme-orchestre tout de noir vêtu planqué derrière ses lunettes fumées, c’est un chanteur qui a de la voix en harmonie avec des riffs de guitare époustouflants.
Sous ses airs de dandy, un poil macho, esthète versus 50’s, se cache un génial multi-instrumentiste qui joue avec une aisance révoltante percussions, harmonica et kazoo (accessoire qui modifie la voix. Il est constitué d’un tube fermé par une membrane). Influencé par l’Amérique, il est aussi photographe et vidéaste. Il reconnait par ailleurs être fan de David Lynch et Tarantino dont il connait la filmographie jusqu’au bout des ongles.
Le cinéma est une véritable passion pour cet esthète. Pour preuve sa dernière expérience musicale au 104 à Paris : The Legendary Tigerman & Pedro Maia. Un voyage à travers le désert Californien mêlant des images réalisées en temps réel avec une bande sonore et des textes de Paulo Furtado.
Paulo Furtado c’est un tigre aux pattes de velours !
The Legendary Tigerman – Do Come Home