Ou plutôt Saint-Salvadour, un village champêtre et verdoyant de Corrèze d’où est issu le groupe polyphonique. Donc rien à voir avec San Salvador la capitale de la république du Salvador située en Amérique centrale.

San Salvador, c’est un collectif de six jeunes chanteurs munis de deux toms, un tambourin et… douze mains qui content des histoires traditionnelles occitanes. Leurs polyphonies ont fasciné et conquis les publics de nombreux festivals où ils se sont produits.

C’est aussi une histoire familiale. En effet le groupe compte deux duos frère-sœur et d’amis animés par une passion commune née dès leur enfance dans les ateliers de musique traditionnelle animés par Olivier Durif, musicien et ethno-musicologue qui, dans les années 70, s’est lancé dans la collecte de contes et chants ruraux de l’ouest du Massif central auprès des personnes âgées en vue de sauvegarder ce patrimoine musical. Deux de ses enfants, Gabriel et Eva,  fondateurs du sextet défendent ce répertoire au sein de San Salvador.

« On vient de Corrèze dans le limousin, un genre de Bretagne sans la mer et… sans les bretons » lance Gabriel Durif au public agglutiné devant la scène de Landouadec.

Le ton est donné avec Fai sautar , le morceau d’ouverture de leur dernier album sorti en janvier 2021« La Grande Folie » une chanson occitane qui dit, « Ça va sauter, la prison est pleine à craquer, faisons sauter les barreaux et les chaînes et libérons-nous collectivement. ».
Un message qui résonne parfaitement dans cette terre finistérienne rebelle. Les percussions en harmonie avec les voix et les frappes des mains montent en crescendo, formant une musique tribale endiablée qui explose avec fureur. On est proche des transes provoquées par la musique des Gnaouas du Maroc.
Il suffisait pour le constater de voir le déhanchement de nombreux spectateurs.

Envoûtant et mystique.

Clip Fai sautar