On l'attendait de pied ferme ce jour-là face à la grande scène Stan Hugil du festival. Miossec le brestois est venu en voisin à Paimpol.
Depuis « Boire », son premier album culte en 1995, il a emprunté un itinéraire, tel un randonneur sur le chemin des douaniers, fait de chansons brutes sans concessions où les mots s'entrechoquent avec des mélodies doucereuses. “Je me suis débrouillé pour ne pas être une vedette” disait-il à l’époque. On disait de lui alors que c’était un « punk » du verbe. Très sollicité, Il a écrit pour Johnny, Gréco, Birkin… il s’est imposé sans plan de com ou de stratégie marketing comme une voix singulière dans le paysage encombré de fioritures de la chanson française.
Ce petit-fils d'un ouvrier de l'Arsenal et fils de pompier, s'est intéressé très tôt à la musique, à l'âge de 13 ans, il écoutait les Rolling Stones et Jimi Hendrix.
C'est dire !
Aujourd’hui il se produit enfin sur la grande scène, son concert avait été annulé en 2023 pour des raisons de santé. Il veut rallumer les feux de la scène, qui lui ont tant manqué. Plusieurs de ses concerts affichent complet et il sera à l’Olympia en janvier 2026. Pour ses 30 ans de scène Miossec à offert au public un medlay de ses albums avec l'incontournable Tonnerre de Brest et non pas comme c'était attendu, les chansons de son dernier album Simplifier. Histoire de nous dire qu'après sa longue convalescence il est de retour et bien vivant !
Sur scène un set servi en trio, simple et efficace, comme un retour à l’essentiel.
Il a poussé le culot d'accepter la proposition de la confrérie du coco de Paimpol, cercle très fermé, qui l'a intronisé ambassadeur !