Toenn-vor ou le chant des sept mers.
Certains bretons bretonnants se risquent dans une interprétation ! Sa signification est selon «Le toit des mers» ou la «Déferlante submersive». C'est en tous les cas le nom donné à son dernier album qui sera en vente le 22 août. «L’idée de cet album était d’emmener le chant de mer ailleurs. J’ai voulu reprendre certains classiques, mais aussi des titres beaucoup moins connus, en breton et en français et leur offrir un traitement différent » précise Denez. Mis à par le clip qui a été diffusé le 7 août à 18h sur les réseaux sociaux, c'est au festival des chants de mer de Paimpol que ce 13e opus a été présenté en avant première lors d'un concert exceptionnel.
Mise en scène bluffante avec en toile de fond de la scène les images saisissantes des côtes bretonnes du photographe et vidéaste Mathieu Rivrin, passionné par les paysages et les phares de Bretagne. Sa voix est tout de suite reconnaissable, distincte et remarquable. Elle paraît étonnamment très fragile mais il ne faut pas s'y fier ! Sa puissance vocale donne une intensité indescriptible à ses textes.
Principalement composés de gwerz (complaintes, ballades...). Il se dit marin et terrien et qualifie ses chants à la fois de travail et de mers en langue bretonne et française, mais pas nostalgiques. Il est d’ailleurs un des rares artistes qui mets en symbiose instruments traditionnels et sonorités électroniques contemporaines.
C'est un explorateur et un inventeur. Les sons produits par des synthétiseurs et des séquenceurs viennent chahuter le patrimoine que certains s'évertuent à muséifier.
Flûte irlandaise, biniou, bombarde, cornemuse, duduk, accordéon diatonique, mais aussi guitare électrique, violon, djembé et oud oriental...
Paimpol était dans une sorte de lévitation dans l'attente de l’apparition de Denez... C'est très spécial car le public agglutiné au-delà de la prairie de la grande scène Stan Hugil cultive une relation quasi fusionnelle. Il a incontestablement un statut à part dans la galaxie celtique. Exigent, perfectionniste et surtout audacieux. Il est parti à la rencontre d'autres musiques, d'autres continents, d'autres artistes.... On se souvient de son expérience avec les Gnawas marocains...