Drôle d’atmosphère sur la scène du théâtre de verdure fraichement arrosée quelques heures plus tôt. La Tribu des femmes prenaient place accueillie par un soleil radieux.
Denis Péan, poète, musicien, conteur figure de proue du célèbre groupe Lo’Jo les rejoins pieds nus. Ce n’est pas sans rappeler la regrettée Cesaria Evora dont c’était la marque de fabrique. Le « Padre » corseté dans un costume de danseur argentin prend place au milieu de toutes « ses femmes » aussi belles les unes que les autres. Cette formation bigarrée et polyglotte n’a pas de frontières et musicalement fait feu de tout bois. Elle mélange les rites et les rythmes. Selon la période, les rencontres, l’air du temps ce collectif rassemble des musiciens indiens, chinois, mauriciens, berbères, caucasiens, anglais, touarègue… C’est le village global tant rêvé loin des affres de la mondialisation libérale. On se surprend à être surpris à chaque composition. La milonga argentine se mélange avec le maloya réunionnais… Ensorcelant.
Les sœurs Nid El Mourid Nadia et Yamina (percussions, kamel’n’goni*, saxophone), les sœurs Caronni Gianna et Laura (violoncelle, violon) et Elisabeth Hérault (saxophone Baryton, trombone, flûte), chantent ensemble ou seules selon les morceaux. Denis Péan de LO’JO chante surtout, joue du piano et de la mélodica. Les chants sont envoutants et la poésie qui s’en dégage est magique.
* Le kamel’n’goni est un instrument traditionnel mélodique d’Afrique de l’Ouest