Mal luné mais musique toujours bien léchée il a assuré le Bernard sur la scène du Landaoudec. VIP du Boudu, il est programmé pour la 4e fois à ce festival qu’il semble chérir en opposition aux Vieilles Charrues qui le snobent.
Il a d’ailleurs balancé gentiment sur les Carhaisiens. Mais enfin là n’est pas l’essentiel Lavilliers est bon il faut juste le reconnaître. Plus de 40 ans de carrière il y’a du métier derrière quoiqu’on en dise et les pourfendeurs sont légion. Les textes toujours bien ciselés, la musique au cordeau, une formation musicale bien burinée… que demander de plus. Le public extraordinairement éclectique avec les fans plutôt dans la force de l’âge mais surtout des jeunes. Le Lavilliers ça leur parle tant par les textes que la musique world : salsa, merengue, reggae, foro, rock…
On n’a pas été pas déçu par le voyage et on en redemande !
« Tu es un scorpion, mon frère », a suivi. Mais quand il attaque le reggae de Stand the Guetto, le public reprend en chœur. « Il fait un temps jamaïcain. Lourd, avec un ciel plombé. Mais il ne va pas pleuvoir. Pas maintenant ». Pour sa quatrième venue à Landaoudec, Bernard n'a pas faibli.