Ringer et Fred… à Malestroit
Elle a roulé sa bosse la Catherine et chaque année qui passe elle perdure, se perd parfois mais s’extasie toujours à travers ses rencontres musicales.
Elle nous revient d’Essaouira la Mecque des musiques transes Gnaouas. La bête de scène qu’elle est n’est pas rassasiée. Elle se cherche toujours comme une enfant paumée en mêlant son passé des Rita Mitsouko l’emblématique groupe kitsch et rock des année 80 qui a marqué une génération. Comment oublier son Fred Chichin disparu trop tôt il y’a dix ans maintenant qu’elle ne se prive pas de nous le rappeler à notre bon souvenir. Elle part et revient au détour d’un souvenir, d’une anecdote qu’elle se plait à raconter comme si nous étions autour d’une tablée de bons amis. Elle se démultiplie, se mue, se transforme… et toujours se bonifie.
Son expérience de Plaza Francia avec Makaroff et Müller, deux musiciens de Gotan Project l’entraîne dans un nouvel univers avec la publication de New Tango Song Book qui a donné aussi naissance à un spectacle de danse sublime de néo tango pop, groovy balancé par le chant passionnel de Catherine Ringer.
Et il y a quelques temps, elle était même venue soutenir sur scène deux de ses enfants, Raoul et Simone Chichin, fruits de son union avec Fred Chichin, qui forment le groupe Minuit.
En 2011 elle cartonne avec son premier album solo, dont « Ring n’Roll » devient un tube sur les dance floor des capitales du monde.
Victoire de la musique en 2016, hommage à Jacques Higelin, à Léo Ferré, à Nino Rota (compositeur de la B.O de Ginger et Fred), à Mahler… Catherine Ringer poursuit sa carrière avec une détermination qui force l’admiration.
Sur la scène du Pont du Rock elle était attendue comme une diva devant un impressionnant parterre intergénérationnel et multiculturel. Le temps ne changeant rien à l’affaire ses chansons d’antan comme
Marcia Baïla ou Andy étaient reprises par des mouflettes d’à peine 14 ans qui buvaient ses paroles jusqu’à la lie.