Nneka les bonnes vibrations
Les nigérianes sont les chouchous du festival cette année. Après Ayo en 2014, ce ne sont pas moins de deux black singers qui sont au programme de cette édition : Asa et Nneka.
Son expérience du chant Nneka l’a acquise dans son école et la chorale de l'église. Après s'être installée à Hambourg, en Allemagne, elle poursuit une carrière de chanteuse tout en continuant ses études d'anthropologie. Elle passe son temps entre le Nigeria et la ville allemande Hambourg.
Née d'un père nigérian et d'une mère allemande, Nneka est un prénom igbo (peuple qui vit dans la partie orientale du Nigeria) et qui signifie « la Mère suprême, la Meilleure mère ». Tout un programme. Autant dire qu’avec ce pédigrée, elle a l'Afrique dans la peau. Elle fait vibrer hip-hop et reggae pour parler de son pays et de ses turpitudes.
Nneka chante plus qu`elle ne rappe, ses racines musicales ont comme sources d’inspiration des artistes comme Fela Kuti et Bob Marley ainsi que les rappeurs contemporains Mos Def, Talib Kweli, et Lauryn Hill.
Sur un mix de reggae, soul et hip hop, Nneka délivre une ode à l’amour et un message de solidarité tout en évoquant les déflagrations du monde actuel et des divisions organisées entre les peuples et les religions. Elle nous délivre des « bonnes vibrations » d’une voix exceptionnelle.
Sur la grande scène du Landaoudec, accompagnée de ses quatre musiciens alternant guitare, voix et percussions, Nneka a ravi le public, déjà très nombreux en ce début d’après-midi.