An diaz (prononcez « ndiaz » du mot breton : diazez qui signifie la base, le fondement. Tout est dit ou presque dans cette appellation.

C’est dans les festoù-noz (fest-noz ou fête de nuit) que ce groupe tire les fondements de sa riche expérience. Dans une tradition musicale qui puise son énergie dans le terreau  de la culture bretonne mais a su s’ouvrir par-delà les frontières géographiques de la Bretagne. Une musique à danser ouverte sur le monde qui n’est pas sans rappeler les transes Gnawas, rites arabo-berbères du nord de l’Afrique que Denez Prigent affectionne tant.

Ndiaz fait feu de tout bois : trompette orientalisante aux parfums de Liban et de Turquie, forrò brésilien, taragot roumain et même percussions indiennes de Jaipur gharana au Rajasthan. Tuba, flûte, biniou, machineries électroniques, accordéon à fond de soufflet, tablas… s’entremêlent en produisant un son psychédélique qui vous fait décoller de votre fauteuil. Une musique hybride, dépaysante, rafraichissante, salvatrice qui vous apaise et vous réconcilie avec l’humanité dans cette période trouble et inquiétante. On perd pied et c’est tant mieux !
Dans Son’Rod, leur nouvel album, le groupe exacerbe nos sens dans un raffinement musical et sensoriel intense qui ne vous laisse pas indemne.

A voir et écouter