La chaleur de l'Afrique a envahi la scène de Kermarec avec les trois lionnes de Nana Benz que sont Lady Apok, Parus Kekeli et Izea Ledu, toutes vêtues de blanc et un foulard bariolé aux couleurs vives sur la tête.
Un bain musical revigorant à la sauce transe funky qui n'a pas tardé à produire ses effets sur le public. Un rytme endiablé et répétitif qui n'est pas sans rappeler celui de Vaudou Game. Ce n'est pas un hasard d'ailleurs que c'est Peter Solo, le chanteur de ce groupe, qui a impulsé la création de ce groupe.
Pour la petite histoire, la première génération de Nanas Benz est née dans les années 70. Ces femmes se sont émancipées en se lançant notamment dans la vente de tissus imprimés et de pagnes.
Devenues riches et puissantes elle conduisaient des Mercedes Benz -d'ou leur nom- pour afficher leur fortune.
Le quintet composé de trois chanteuses et deux musiciens pousse la société togolaise patriarcale au changement en militant en musique pour les droits des femmes et même pour l’harmonie de l’homme avec la nature ! Tout un programme basé sur un rituel festif inspiré de textes sacrés vaudous et quelques compositions originales dont les messages sont portés par des instruments fabriqués artisanalement. Une basse en tube PVC utilisée par Kasanku et une batterie bricolée pour Toto Tchilatchi.
Sur scène cela produit une fusion musicale inédite avec un groove patiné de sonorités ancestrales mixées aux ambiances électroniques.
A voir et écouter