Lyra ou la bénédiction de Lorient
Belle surprise s'il y en avait avec la programmation de Lyra au Grand Théâtre. On reconnait la patte du festival Interceltique qui est toujours à l'affut de rencontres improbables.
Ce projet est fou car c'est l'histoire d'une rencontre entre des musiciens de Bretagne, d'Inde et de Tunisie que l’association Konstelacio a réuni autour d'un projet mené sur le long cours intégrant, outre l'originalité de la démarche artistique, une dimension sociale très forte. Les six artistes parcourent depuis maintenant deux ans le monde à la rencontre d’enfants dans des écoles, hôpitaux, bidonvilles, orphelinats... à qui ils font découvrir à travers les différentes cultures et langages l'universalité de la musique. Lyra c'est la démonstration, s'il en fallait une, que ce type de projets est nécessaire car il met en évidence la richesse et la beauté du mélange et du métissage.
On peut jouer de la musique ensemble et partager malgré les différences de culture, de langue et de croyances. Outre les cinq musiciens qui nous enchantent par la maitrise de leur art, il y a la merveilleuse chanteuse Parveen Sabrina Khan à la voie divine.
La musique est envoutante. C'est un voyage paisible qui nous est proposé. A chaque instrument ses évocations. L'Oud et la gasba (flûte en roseau) nous plonge dans le désert tunisien, le violon et la flûte nous entrainent dans le sillage des côtes sauvages bretonnes, les tablas (percussions) nous font pénétrer dans les temples indiens, C'est une invitation à un beau voyage aux sonorités orientales que nous propose Lyra. Il nous rappelle que l'humanisme ne connait pas de frontières et que l'espoir d'un mode meilleur n'est pas un vain projet. Il commence simplement par l'écoute de l'autre.
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