L'opération survival des Négresses Vertes
Voilà l'été et revoilà Les Négresses Vertes. Disparu des radars durant 17 ans, ils surgissent avec une tournée impressionnante dont il serait difficile de dénombrer le nombre de concerts et de festivals ou leur nom apparait à l'affiche.
Ils sont au Boudu et c'est tant mieux !
Un bel hommage qu'ils pouvait rendre à Helno, le chanteur leader charismatique des Négresses Vertes, mais surtout le principal auteur des textes. Sa mort d'une overdose d'héroïne à 29 ans, en 1993, dans la fleur de l'âge et le succès, a failli briser le groupe. Ils avaient tout envisagé, arrêter, changer de nom... mais ils ont fait le choix de continuer à exister en se réinventant. "Faire vivre sa poésie no future vingt-six ans après sa disparition» est le leitmotiv des Négresses Vertes rescucitées .
Mais cela suffit-il à recréer la magie qui a entouré ce groupe surgi dans la fièvre du rock alternatif au milieu des années 80 ?
Les Négresses Vertes avaient inventé une nouvelle musique populaire conjuguant les influences méditerranéennes et anglo-saxonnes. C’est un son métissé, désarticulé, ratatiné qui venait de la rue, des bars populaires ou la bière était reine sur le zinc. Un melting-pot de musique manouche, punk, oriental et chanson réaliste à la fois.
Ils reviennent en tournée pour fêter les 30 ans de Mlah avec l'emblématique valse à l‘accordéon du fameux "Zobi la mouche", un manifeste post punk sans oublier le "Voila l’été".
On a envie d'y croire !
A voir et écouter