Linda Lemay créatrice de bonheur
« C'était un petit bonheur que j'avais ramassé, il était tout en pleurs sur le bord du fossé...» chantait Félix Leclerc, le père de la chanson québécoise qu'adulait Linda Lemay.
Des petits bonheurs elle en offre beaucoup sur scène.
C'est une drôle d'artiste... Elle est populaire, s'est faite une place au Québec et en Europe devant les mastodontes tels Céline Dion, Diane Tell, Diane Dufresnes, Charlebois...et tant d'autres.
Mais elle a une qualité rare : elle n'encombre pas le paysage de la chanson, est peu présente à la télévision sauf quand elle a des choses à dire, un album à présenter......
Mais telle une cousine ou une tante qu'on voit uniquement aux grandes occasions, lorsqu’elle apparaît, elle procure une joie indescriptible, une chaleur, un bien-être, on veut être à côté d'elle... on est un peu en famille.
Son autodérision et son humour nous touchent... la distance qu'elle prend même par rapport aux choses de la vie les moins joyeuses. Elle réussit en deux temps trois mouvements à créer une atmosphère à chaque fois intime et chaleureuse. Et ce quelque soit le thème abordé par ses chansons.
Le public breton de Lynda Lemay est heureux à chacune de ses apparitions. Celui de Paimpol n'était pas en reste. Après le festival interceltique de Lorient ou elle a fait un carton, elle arrive sur la scène de Stan Hugil en mode dilettante.
« Transformer les problèmes et les drames en poésie, ça les allège énormément » disait-elle dans une interview récente. Des sujets très durs sont abordés comme le sort indigne réservé aux vieux ou le cancer du sein dont elle a été frappé. Lynda Lemay chante : « On m’a écrasé le melon (…) On m’a défiguré l’chef-d’œuvre, on m’a rentré comme un harpon, pour mieux me soutirer les preuves ».