Nigéria, Royaume-Uni - Blufunk.  

Il y'a du Miles Davis dans ce bonhomme, il joue à l'instinct selon l'inspiration du moment. Keziah Jones a inventé un style qui lui est propre, le blufunk, mélange subtil de blues, de funk et de rythmes yoruba (grande ethnie d'Afrique, notamment au Niger).
Il faut rappeler pour la petite histoire que la "carrière" de ce tout jeune musicien nigérian a débuté en 1991  dans les couloirs du métro parisien Il a inauguré le jeu de guitare percussif qui lui est propre inspiré de Jimi Hendrix et du groove de Fela Kuti.
La sortie en 1992 de son album "Blufunk is a Fact» et ses singles "Rhythm is Love et Where is Life ?" vont le lancer à l'international.
Depuis il a parcouru le monde durant trois décennies de studios en scènes de festivals, le natif de Lagos a sans cesse affiné son style unique.
Sa prestation au Bout du Monde reste un évènement car ce n'est pas sa première apparition. Toujours aussi pointilleux sur la qualité du rendu, il a arrêté à la surprise générale de jouer dès son premier morceau en fronçant les sourcils vers la régie.  Il semblerait que le retour son sur la scène était très mauvais. Les afficionados de Landadouec  compréhensifs et patients se sont remis à se déhancher dès la reprise du concert. Ouf !

A voir et écouter