Lorsqu'on le voit pour la 1ère fois on est frappé d'abord par sa carrure imposante. Son inamovible casquette culmine à près de deux mètres de haut doublée d'un passe-montagne ! Un couvre-chef qui parait-il ne le quitte jamais, et ce quelque soit la météo ! C'est devenu sa marque de fabrique.
Si vous rajoutez le costard cravate bien taillé... on dirait qu'il s'est fringué plus pour le festival de Marciac dévolu au jazz ou il se produira lundi qu'à celui du Bout du monde installé dans la pampa bretonne.
Gregory Porter est dans la lignée "Old School" des Nat King Cole, Joe Williams, Marvin Gaye et surtout Donny Hathaway. L'héritier en quelque sorte ! Wynton Marsalis a qualifié il y a quelques années Gregory Porter de «Un jeune chanteur fantastique»
C'est indiscutablement l'étoile montante du jazz. Il a gagné son premier prix Grammy, remporté pour son album, Liquid Spirit en 2013. En trois albums depuis 2010, le californien est devenu la référence du jazz vocal. Il faut dire que le bougre est patient car il chante depuis maintenant 23 ans en traçant un parcours assez discret. A 45 ans il reste un brin philosophe. «je suis trop vieux pour la pop, j'ai l'âge parfait pour la soul et je suis encore jeune pour le jazz» indiquait-il à un newsmagazine québécois il y'a quelques années.
Il a délaissé l'image du crooner qui lui collait à la peau à ses débuts en abordant aujourd'hui des sujets plus sensibles. Avec Fan The Flames (Éteignez les flammes), il aborde les violences raciales aux États-Unis sans les attiser »
Une voix exceptionnelle, un style hérité du gospel traditionnel aussi bien que des crooners ou des interprètes de la soul Gregory Porter s’est vraiment imposé comme un ambassadeur bien vivant de la Great Black Music.
Vidéo : Gregory Porter - Don't Lose Your Steam