Gauvain Sers : l’empêcheur de chanter en rond
Incontestablement lorsqu’on voit la frimousse de Gauvain Sers on pense à Renaud. La casquette, un petit air d’enfant de prolo…
Il ne se lasse pas de la comparaison bien au contraire ! Il se revendique même comme un héritier de Renaud mais aussi Brassens, Ferrat, Ferré…
Il a sa jeunesse pour lui ce Creusois qui n’a pas encore 30 ans. De tremplin de la chanson en scènes improbables faites de petites scènes locales, fêtes politiques, estrades de meetings, radio crochets et autres happening... Gauvain Sers trace son petit bonhomme de chemin dans la jungle du show-biz ou les candidats se bousculent et souvent disparaissent. Les rares élus qui percent le temps d’un tube de l’été marqueté par une marque de soda tombent aussitôt dans les oubliettes de l’histoire.
En l’espace de 2 ans, et notamment grâce à son premier album « Pourvu » le môme Gauvain perce sur la scène musicale française. Auréolé du disque platine, Il a fait une centaine de dates en lever de rideau des concerts de Renaud. On l’invite à la radio et à la télé… et affrontent les vampires médiatique avides de sang. Suite à une critique assassine d’une chroniqueuse improbable dans une émission « très écoutée » du samedi soir il a répliqué en vers : « ça serait donner trop d’importance à la cervelle de géranium qu’on paye avec nos redevances ».
Et pan ! Une réponse à la mesure de ses textes incontestablement engagés. L’actualité sociale pas très gaie lui donne l’occasion de distribuer des baffes ici ou là au gré de ses colères… « Henin-Beaumont, un clodo sur toute la ligne… » À écouter sur Spotify.
Après le festival « Le pont du rock » de Malestroit (Morbihan) c’est au tour de celui du « Bout du monde » d’ouvrir les portes à cette plume alerte et si nécessaire par les temps qui courent.
Clip de Pourvu