Crystal Fighters : mucho caliente !

Electro-folk
De la dance-pop sur fond de folk basque c'est l'alchimie étonnante que propose ce groupe qui se définissait lui-même à ses débuts comme l’association du Velvet Underground et des Gypsy Kings.

Ils chantent en anglais et en espagnol et leurs musiques empruntent à l'univers indie, world music, pop, rock ou encore électro punk ibérique... ils font feu de tout bois. Et ça marche.

On aussi discerner des influences africaines, asiatiques, hispaniques, des instruments anciens et des synthétiseurs vintage (empruntés à Jean-Michel Jarre).

Installé à Londres, Crystal Fighters est né au Pays Basque espagnol dont ils ont conservé le txalapartas et le txistus les percussions traditionnelles.

On comprend la fascination des Londoniens pour ces allumés. Lorsqu'ils montent sur scène, on est dubitatif. La météo est capricieuse et une averse peut nous arroser à tout moment.
Les membres du groupe débarquent sur scène par petites grappes. Ils sont cagoulés et frappent des bouts de bois sur un rythme indéchiffrable
Que se passa ? Cette mise en bouche dure mais finalement les cagoules sont retirées. Tout le monde se met en place : chanteur, guitariste, batteur, choristes, guitare et claviers. Les choses sérieuse commencent.

Sur scène, la chorégraphie du groupe va de pair avec l’énergie de leurs morceaux: sans cesse en mouvement, sans cesse dans l’échange, les membres du groupe virevoltent, alpaguent, s’agitent avec une endurance dont on cherche encore la source. Tout cela sans sacrifier la performance musicale; malgré un chant en retrait, faute d’un mixage sonore loin d’être impeccable.

Coloré, fun, dansant, le groupe entraine la foule tandis que le son nous enveloppe et résonne au plus profond de notre cage thoracique. Quelle mise en bouche.

Crystal Fighters - Lay Low