La première bonne surprise de ce festival du Bout du Monde après un débit poussif avec le Celtic Social Club qui n’a pas convaincu sur la scène du Landouadec.
Son premier album « Asa », s’était vendu à plus de 300 000 exemplaires en 2008. Autant dire une prouesse commerciale dans un paysage déjà passablement dévasté par le téléchargement illégal sur Internet. La formule était simple : un poil de folk, deux grains de reggae et une voix très soul qui grimpe sans y redescendre des crêtes. Au final des tubes pour les radios FM comme Jailer ou Fire on the mountain. Ballades pop et mélopées africaines ont conquis le public.
Le succès discographique ne se démentira pas sur la scène et dans les albums qui suivront.
Il y a un an, Asa sortait son 4ème album : Bed of stone. De belles musiques et une assez jolie voix dans l’ensemble. Les cordes sèches de la guitare et une voix paisible, forment un parfait mix, nous invitant au voyager les yeux clos. Asa chante en anglais mais aussi en yoruba : dialecte du Niger, Bénin et Togo. L’accompagnement musical parfait et les paroles souvent entraînantes sont facilement compréhensibles.
On est frappé peut-être par la ressemblance avec d’autres artistes tels qu’Asaf Avidan programmé un peu plus tard. Sa voix est superbe, même si elle reste toujours dans la même tonalité… Le public ne s’est pas laissé démonter – ou plutôt si- en la rappelant à la fin du concert plusieurs fois.