Alan Stivell l'astre breton
C'est incontestablement aujourd'hui l'une des figures emblématiques de la musique bretonne, avec d'autres comme Prigent.
Il est toujours attendu par ses aficionados comme un messie. Mais aussi l'ambassadeur de la musique celtique en Europe et dans le monde, un genre qu’il n’a cessé de réinventer, entre rock, classique et électronique.
Il faut dire que le bougre qui a soufflé ses 80 bougies il y a peu, a déjà plus d'une vingtaine d'albums à son actif.
Sa passion pour la musique celtique lui a été transmise son père qui lui a mis entre les mains sa première harpe celtique(Telenn gentañ) qu'il a fabriquée en 1952.
La bombarde, un instrument à vent de la famille du hautbois viendra plus tard.
Ce qui fera son originalité tout en s'imprégnant de la musique celte, c'est la curiosité vers
d'autres courants musicaux. Il est le premier à tenter des expériences de fusion avec le rock et inaugure ce qu'on appellera dorénavant la pop celtique.
Son inventivité et son audace accélèrent son aura et ses succès à international. L'Irlande, référence mondiale du celtisme, deviendra sa deuxième patrie. Il continue encore aujourd'hui de tourner en Amérique du nord et dans les pays anglo-saxons.
Très sollicité, ses prestations en France se font rares et une apparition dans un festival comme celui des chants Marins de Paimpol est un événement.
Fait étonnant, le public s'est précipité devant la grande scène pour se garantir une place plus d'une heure avant, juste après le concert d'Ayo.
Le concert débute dans un silence de cathédrale avant le déchaînement du barde...